Yamina

Publié le par Lafer Boualem

        Un soir de fuite, dans ce qui fût l'Algerie de nos espoirs.
        El Magdoud prit dans ses bras Magdouda.
        IIs prirent leur envol.
        Un Jean Baptiste, chevalier de Lamarck leur offrit un abri dans ce qui était
                sa ruelle.
        Un sous-sol avec vue sur puit du jour.
        Un pigeon parisien daigna pondre un oeuf.

        plus tard le poète
        Fenelon decripta franz Liszt
       

        C'était au temps, où les anciens rigolaient en privé des croyances
        anciennes.
        Un thé à la menthe aux fins fonds d'une mêmoire de douar
        ou une bière bien fraîche sur la terrasse d'une brasserie parisienne.

         Magdouda ouvrit ses bras vers un autre devenir.
         Le temps de comprendre, la liberté s'est restreinte
         El Magdoud.
         Les textes anciens relataient les chemins ancestraux.

         Ils les embrassèrent j'usquà l'étouffement.

         Et Magdouda s'en fût vers d'autres rivages.
         Ceux qui dans des rêves d'enfance avaient inscrits la caresse
         Geste  généreux.

         El Magdoud, anakhorithéon dans l'âme souria à Iliona et lui demanda ce
         qu'il disait.
         Le soleil, un voile relevé sourit à la crédulité de l'être.
      
         Ce fut une belle rencontre
         Ancien soleil et la lune nouvelle.
         Dans les souvenirs d'El Magdoud, elle fût déesse
         Dans éspaces-rêves
         Le   baiser sur la joue était doux comme un premier regard.
         Les lèvres se firent froleuses,
         Anciennes chercheuses d'une ancestralité, aujourd'hui diffuse.

        Le soleil dans sa bonté bretonne illuminait une cheveulure à jamais
        léonine.
        El Magdoud versa une seule larme
        Une priere pour l'absent qui n'a point besoin de génufléxion.
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