Mes cultures inconnues

scult

j'ai navigué et au delà de ces mers, des tavernes, une rencontre, mettre une virgule dans le texte arabe de ma pensée, un "bismillah", ponctuant les sinuosités du devenir.

Que dire du sfaindji, marchand de beignets qui se déclare Imam. Moi je crois à la pâte qu'il malaxe, une beauté du matin, "ena parathiro anikto stin liakadha", une fenêtre ouverte sur la lumière de l'aube et nous étions enfants, incrédules au delà de l'offrande.

Un reste de bûche de nouelle, nous rapprochait de Aïssa, en fin d'année, gamins, on l'aimait bien ce crucifié avec plein de bonbons. On s'en foutait, opportunistes, la douceur s'agglomérait sur la langue en attendant " la dépendance".

Et puis, et puis le Ramadhier est venu à notre rencontre sous une forme de Ramadhan; dans la cellule, nous étions douze, Abdelghaffar psalmodiait son coran, je ne sais pas s'il était croyant. 

Le père, solidaire de son engeance m'apporta des paquets d'Algéria, une copie vulgarus de gauloises françaises, je ne sais pas si elles existent encore. Toujours était-il qu'Amchich, le chat comme on l'appelait n'avait pas les yeux dans la poche.

Abdalghaffar nous chantait une versitude coranique, Oncle Mohamed, beau frère du toujours président du FFS, Aït Ahmed somnolait, c'était mon voisin de paillasse, ( depuis il est mort) moi je lisais "Le rouge et noir" en attendant une vulgaire chorba, cette soupe cannonique, cette annnée là le ramadhan est tombé en décembre, il tourne autour de Julien cet autre qui a partagé l' humain en calendrier.

Je mangerais bien une pamplemousse.scult

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