Amchich
Il est vrai, El Magdoud dans sa memoire atrophiée de par la méchanceté d'Amchich ( c'est comme cela que nous l'appelions: le chat) refait le chemin de ses premiers rêves, il était méchant, porté, par une sorte de conscience "révolutionnaire" post indépendane, un gardien de prison.
Il faisait froid, c'était l'hiver, bien avant le réchauffement, les murs ruisselaient d'une humidité agaçante. Le bain, un bassin dans la cour permettait nos abblutions sous un ciel quadrillé de par un grillage.
Magdouda, cette fille que l'ancien garde-champêtre désormais receveur de bus permetait l'acces, naviguait avec El Magdoud en ces contrées sub-urbaines, le froid reviguorait les anciens souvenirs.
Dans les hammams de la ville (des roses, il n'y en a plus), les mères spéculaient sur le chanteur andalous qui animerait le futur viol nuptial, le gazouz coulait à flots, Hamoud Boualem et son sélecto innondaient les verres et le henné séchait sur des coiffures libres de l'entrave du regard.
Tout cela m'éloigne de la cellule...