Le Sybarite
La blague du mécréant dit que la croyante rend sa burqua à l'imam dès qu'elle a faim ou a gagné au loto, une occurence humaine quand les journées sont longues et les baisers furtifs à l'ombre des persiennes. Elle maudit ce soleil qui n'à point sommeil. Une faim pleine de somalitude où le ramadhan perdure, alors que l'Asiate de Medine en sa robe immaculée et son cerceau au dessus de son crâne s'offre une bière bien fraiche à la terrasse d'une brasserie parisienne. Magdouda commence à avoir des courbatures de par toutes ces génufléxions, le ventre vite et la caresse absente.
c'est alors que le sybarite vient piquer une datte pour rompre le jeûne. Soufflant sur sa cuillère, il avale sa chorba, ponctuée de " bismillah et de hamdoullah ", alors que Magdouda lui avance des " mezzé " dans de petites assiettes, l'harissa est l'apéritif du croyant, elle ouvre telle la relation qui existe entre le pompier et le feu, un qui etteindra l'autre.
Aprés le repas, tel un oriental, il se rend en des lieux de lucre où les tenants du pouvoir, devant des bières officiellement sans alcool décident du devenir de l'engeance qui dérange le sourrire des danseuses.
bonn apéttite