Saloperie de caillot

Publié le par Lafer Boualem

Il est allé se cacher dans les méandres du réseau pulmonaire, un peu comme s'il m'en voulait personnellement, faisant ainsi de mon ventilateur un objet de plus en plus haletant.

l'interrogatoire fut long, tout aussi bien que les attentes, allongé sur brancard essayant d'imaginer des tableaux accrochés au plafond. Une grande déambulation de blouses blanches, tenant pour tout outil ( à l'image de l'ouvrier traversant ses propres incertitudes ), une feuille aux hierogliphes incertains.

Un individu, qui généralement ne daigne pas se présenter, te kidnappe et te voilà faisant du tourisme au travers de couloirs sombres jusqu'à une nouvelle aire d'attente. On doit être assez haut, puisque tournant la tête, mon regard domine des toits tavelés de tuyauteries.

Un IRM iodé plus loin et la salopperie de caillot de sang. ( Je bois certes un peu de lait caillé quand je m'offre un couscous vendredisien le dimanche. l'Humanité a tout mélangé puis à chanté une cacophonie printannière. ) Donc, il était caché là. L'IRMiste m'a sourit et le soir tombait.

j'ai souri tout seul au strapontin que j'ai gagné malgré moi au paradis. Le soleil s'était déjà couché et je n'ai rien avalé. une journée ramadhienne. 


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