Jeudi 12 janvier 2012
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18:00
Un jour, sur le boulevard Didouche Mourad en Alger. je revenais de Ghardaïa et j'ai rencontré Tewfik. j'apprenais l'Italien avec un residus d'Assimil en 90
leçons, donc j'apprenais à rouler les "r" tout en parlant en français.
c'était au temps du "soccorso rosso", un Italien de rencontre en palemeraies du sud algérien, touriste de son état, m'offrit une idendité autre, c'est ainsi
qu'après les vacances d'été, je devint italien sous la forme d'un passeport. Un S.G. né à Pergamo, enseignant de son état avec tampon d'entrée a la frontière marocaine.
Il ne me restait qu'a traverser l'Algérie d'ouest en est. Tewfik m'offrit sa ceinture, elle avait une fine fermeture éclair invisible à l'interieur dans laquelle
plusieurs centaines de dollars bien pliés s'y logaient. Elle m'a sauvé des flics de Souk-Ahras où un indic me donna.
Celà faisait deux jours que je roulais les "R" et la vigilance commençait à baisser, j'ai parlé en algérien avec le guichetier, j'ai compris mon erreure, l'indic a
disparu, une voiture de police et toute une suite de conséquonces
Heureux qui comme Ullisse a fait un beau voyage.
Par Lafer Boualem
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Mercredi 21 décembre 2011
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17:03
Pour la petite histoire, de celle qui ne grandira jamais dans la mémoire, il y eut dans je ne sais plus quel desert, aux confins des regards, une lecture. Elle était douce et se foulardait la
tête par vent de sable. Le khol cernait de son outre-mer son regard innocent., non par coquetterie mais pour la préserver des purulences humaines.
Elle s'appelait Magdouda, la parfaite au sens plastique de celui qui sait caresser la glaise. Toute jeune et non encore modelée, le sculpteur lui offrit sa première "sourate de l'ouverture". Une
douloureuse leçon d'attouchements dans la promiscuité du gourbi.
L'aiguade est affaire de filles avec toutes ses conséquences. La futaine mouillée qui met en valeur la poirtine naissante, quand par grappe, elles revenaient de la source, papillonacées
juvenéniles en équilibre sur devenir incertain.
Oeil torve et sentances archaïques, archéologiquement non prouvées, à l'ombre de l'olivier, un dôme aux couleurs ceruléennes abrite le voyeur, son biblion dans une main, il égrenne des "au nom
d'un quelconque Priape" paîen apprivoisé par des textes sacralisés.
Magdouda truande les ruelles de sa casba en des souvenirs à construire. L'ombre de la palmeraie a retrécie son espace, elle fuit vers d'autres horizons plus crédules en des incroyances affirmées.
Des grilles de lectures exogènes ponctuent les nouvelles caresses en des verticalités urbanistiquement correctes. Elle se voila et son regard s'attrista.
Le printemps venu, elle découvrit ses lèvres pour crier ses sourrires en forme de croissant épanouie sur misère ancestrale tel un edelweiss en ses hauteurs agonisantes.
"ji si pa" disait celui qui savait.
Par Lafer Boualem
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Jeudi 27 octobre 2011
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19:13
Vous fûtes ce que vous êtes
Derrière la ruelle, dans la casbah, une colère convertie en révolte que d'aucuns qualifient de révolution. Un clin d'oeil voilé pour crédules. "Si le peuple désire la vie..." a dit le
poète. Un vagabondage révolutiono-intelectuel en des rêves, Le temps, cet X algebriquement inconnu dans une équation de l'espoir.
Un cri-sourire et des vagues sur plages ensoleillées, une sourate obsolète régit le caresses de l'amie. "ô vous qui avaient crû" disait le texe, la lecture ne peut être univoque. Elle
sanctifie l'olivier séculaire et ses chiffons
flamboillants de couleurs abordants ces vents contraires.
L'arbre et le rochet chantent le devenir.
Par Lafer Boualem
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Jeudi 20 octobre 2011
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00:45
Une fulgurance dans une mémoire mienne. Ces rencontres passées qui gravent les souvenirs et le goût de la bière chaude partagée sous l'olivier qui regardait la mer.
José Agustin Goytisolo, imprimait de sa poésie les glou-glou qui chantaient en des gorges assoiffées de cet aileurs qui ne peut que devenir éxil.
L'ombre de l'olivier nous concédait un semblant de bien-être. Les chiens alentours étaient à l'affût. Nous étions en harmonie avec les mots, le catalan fusionnait avec le regard vernaculaire.
L'éréction des villages agricoles fleurissaient dans le désert et nous étions tristes.
La dune de sable, innéluctable nous enselessissait ainsi que le poème partagé avec Goytisolo sous l'olivier séculaire. Nous avons fini nos caisses de bière et avons regardé la mer.
Salut José.
Par Lafer Boualem
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Samedi 10 septembre 2011
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02:27
Le simoun soufflait. Il érisait les sommets des dunes en formes de croissant, sculptant les signes dans le desert d'une mémoire. L'amie, assise dans sa beauté paraphrasait la beauté de l'oasis.
C'était au temps où Alger chantait. Aujourd'hui ils m'offrent le voyage, une aventure vers le regard cerné de khol, un voile à l'instar des portes de hammams qui vous indiquent que le gynécée est
de sortie.
Le clin d'oeil était discret, la menthe et le jasmin odoriféraient alentour, quelque chose d'Aristolicien, Priape degustait son lagmi, ce jus de palmier qui, si on l'oublie au soleil met des
oiseaux dans la tête. Ils chantent.
Les gendarmes, qui n'aiment pas la vodka ont pris mes empreintes. L'amie a laissé l'empreinte de son derrière dans le sable, je crois que le simoun l'a effacée.
Par Lafer Boualem
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