Mériem
Mériem, celle de vos croyances, que vous appelez Marie, traînant du côté du commissariat en un temps très reculé, a laissé tomber El Magdoud et s’en fut amoureuse d’un Chrétien. Et il a pleuré, lui, qui sortait des geôles, déçu des lendemains chantants. Maudite soit la maison de mon père, elle qui m’a appris à comprendre les religions. Se dit El Magdoud. La nuit, son exil s’allonge et, El Magdoud court après son fantôme. Ecoutez-le avec un cœur généreux. Meriem et lui, s’étaient partagé la séparation. Elle apparut tôt le matin. El Magdoud courrait après elle, et il s’est dit que de par sa beauté, les amis ne seront plus présents. Seul Dieu pourra en juger. Il couru après Meriem. Qui pourra à El Magdoud, apprendre à digérer l’amertume ? Seul Dieu peut être protecteur. El Magdoud couru après une fille. Lui qui avait tant à vivre dans son enfance. Elle s’appelait Maria. Le silence et la confiance étaient leurs, mais elle n’est restée qu’une larme sur des sourcils. Admettez ses erreurs avec un cœur généreux. Ce ne fut qu’un regard dans un pays d’Islam ? Le ciel s’était assombrit, et il l’avait plantée. Les flics sont arrivés… Pour une fois, la séparation était arrivée tôt. Il n’y a que Dieu qui puisse être maître. El Magdoud a chanté les louanges à la beauté de Mériem. Il était son âme et elle était sa vie. El Magdoud versa deux larmes : une pour elle et l’autre pour l’exil. Il était capitaine en son navire, c’est de sa faute si elle a pourri ses os. Elle l’a laissée et elle s’en est allée avec ce chrétien. Il en a encore versé deux autres larmes, cette fois là, pour les pierres asséchées, sans que personne ne connaisse sa douleur. Elle a laissé El Magdoud orphelin… Son rêve cuit lentement. Prenez en compte ses douleurs. Il demandera au Dieu clément une continuité et Meriem gagera tous ses trésors. Vous qui avez connu la vie, soyez cléments avec El Magdoud. La vie ouechmatou (Onsenfou.over-blog.net… j’écris comme je l’entends ). Les mots viennent certes, dans une langue inconnue pour vous. Elle est belle pour celui qui sait lire dans le sable et El Magdoud a versé du sable sur le sein de la copine à l’ombre de la dune. Mériem, la Chrétienne souriait, avant de s’inscrire dans l’éternité du plaisir. Ils furent. Dama Allah. Créez d’autres dictionnaires et autres académies. El Magdoud fut amoureux dans sa langue, vernaculaire bien sûr, même si, elle était mâtinée de vos crachats. Il n’y avait pas de houx en sa plaine et l’âne ne pouvait s’y promener. El Magdoud était fou. Il s’est soigné de Mériem par Mériem comme le buveur de vin par le vin et il chanta des versets de Coran pour exorciser la douleur que tous ces Imams avaient tatoué dans sa chère. Et Mériem, la Chrétienne faisait résonner les cloches. Tante Abilou s’en foutait. Elle était tout à la construction de son mausolée. Elle urinait à tout va pour purifier ses futurs espaces. El Magdoud lui caressait les fesses pour fluidifier l’envol. L’Imam offusqué par cette vérité non écrite dans le Livre génufléxionnait.
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