bag-bag

Publié le par Lafer Boualem

Monsieur Yvora était nôtre. Il m’a giflé dans les années 58 pour une faute que je n’avais pas commise. La directrice de l’école des filles, accompagnatrice ce jour-là, du trajet, cantine-école me désigna comme perturbateur d’une procession qui traversait le village. Les marques, chaleur humaine méprisante sont encore présentes

 

Pour qui ? Pourquoi ?

 

C’était la guerre, les évènements étaient prémonitoires. Bag-bag est mort saoul, il se promenait sur les bords du fossé qui menait à Mercadal.

 

 

 

Bag-Bag, avant de vous raconter son histoire, il me faut un moment pleurer sur cette enfance qui fût. Un des plus beaux châteaux en forme de gourbi. Au dehors une barrière, faite de mauvais fils barbelés enfermait le vignoble. Sainte Louise.

 

Bag-Bag, le plus sage des fous de l’époque crût. Libre, il aborda la vie, une nuit, il suivit son destin, un soldat lui tira dessus son chargeur plein. C’était un MAT 49. D’après ce que l’on disait, il aurait du s’enrayer ; mais Bag-Bag est mort sur le bord du fossé qui borde la route de Mercadal.

 

Bag-Bag demanda à voir Mignou à la mosquée. C’était les événements, comme le disait si bien  Gimouni, amoureux de Abillou.

 

Si je vous dis Raphia, vous ne penseriez qu’à Abillou  aux seins généreux et au derrière flétri de par ces journées d’indépendance. La Méditerranée est belle.

 

Bag-Bag est mort un jour de vérité.

 

Mercadal organisait  les futures Ziguourates et Bag-Bag riait. Quand les balles l’atteignirent, il essaya de saluer son copain, le sergent qui … Une rafale pleine de bière pleura les chansons. 

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