Galeries de France

Publié le par Lafer Boualem

 

Galeries de France

 

 

Boulevard Trumellet, un inconnu des dictionnaires. Disons des orangers, c'est sous ce nom que de Bab essebt, la porte du samedi, à la place des mûriers, les bigaradiers offrent leurs fruits que les passants dédaignent.

 

Cela se passe à Blida, la ville des roses selon les différents artistes qui y  ont transité par la patte de chat, l'ancien bordel devenu commissariat, c'est dire les proximités... artistiques, derrière il y a l'oued qui refuse désormais de couler. Les larmes de Sid' el Kebir se sont asséchées, faute de hembels1.

 

Le printemps fait la nique à l'hiver, plus haut, la neige a fondu et les chalets de Chréa rêvent de favelas brésiliennes. Baya, la sœur du poète naviguait entre les rayons à la recherche du string qui libère les fesses. Le haïk dandinait devant la caissière à la chevelure blondie à l'eau oxygénée et le soleil du patio. Roumia, un concept qui veut dire Romaine, chrétienne ed in fine française.

 

Les Galeries de France, devenues Algériennes s'appauvrirent et les soutient-choses refluèrent vers les ruelles autochtones. Le casse-croûte s'arabisa et prit la forme d'un wuster islamisé agrémenté d'une cuillère d' harissa généreuse. Cela s'appelle merguez, du berbère argaz, bon, grand...

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