Le dourou
C'était l'été, le dourou avait la base cinq dans notre memoire, une algébricité innée, quatre dourous faisaient vingt centimes, je parle d'anciens francs, n'en déplaise à ceux qui calculent sur une base dix.
Une journée de travail nous rapportait soixante dourous, un pain en coûtait douze. Après une année scolaire où les ancêtres, ces gens qui habitaient des huttes en bois sur les pages jaunes des livres d'histoire, des gaulois avec leurs rois fénéants allongés sur un tombereau.
La gifle de la réalité, quand enlevant les feuilles qui cachent le soleil à la grappe de raisin, alors que H'med Ezzaouich venait de passer avec "son" Fergusson et son maquillage de souffre, nous rentrions les yeux rougis, fourbus, heureux d'avoir gagné soixante "dourous", trois francs.
C'était avant "la dépendance" et je ne sais pas pourquoi je parle de cela, ça doit être le Rosé dans sa saloperie de vous mettre des oiseaux dans la tête.
Alfinne salam, deux mille shalom.