Le jour des adieux
Le jour des adieux
En mes feuilles, le jour des adieux était longitude et en ma salive une rupture, elle était onde en mon jardin, paradis d'un monde lointain.
Ô toi aux deux regards, le jour du jugement est proche.
Qui a dit que les prophètes siégeaient au parlement?
Incertains de platitudes parisiennes, une vulgarité urbanisée qui fait l'Algérienne. Un jeu exogène. Une nouvelle identité.
Une cervelle enrobée d'une burqua intellectuelle fantasmant sur la plastique de tes fesses, alors que le poète arabe a résolu le problème depuis des siècles. Te dévisageant, il lisait l'intimité cachée. Idha kana enefouha taouïl, fakana fardjouha taouïl... disait-il, décortiquant l'anatomie enfouie sous une embrassade fantasmée. Une femme couscoussant l'agneau égorgé un jour de fête dans les limbes de l' immeuble.
Bienheureuse en mon âme.
Lointaine en berbérité.
Enterrée sous la koubba du Saint caché.
Pouliche en mes ruelles sombres, brune elle était; et un Soumis s'est battu par elle et pour elle
.
La plage était belle et le mare nostrum calme. Il dû ouïr nos regards cachés sous le khol de Mahmoud quand il récitait ses envolées poétiques pleines de misogynie. Le mont Chenoua clin-d'oeillait ses doutes sur la rencontre hors sacre. Les ancêtres, païens par essence, souriaient de ces gestes juvéniles sur sable immaculé, alors que les copains... Une suite de vulgarité musicale imprégnant une culture double, laissait aller des amplitudes fessières algérianisées vers des rythmes d'une grécité douteuse.
Big-class se mariait et la cravate était de mise, Djaouida, la pouliche , parienta une bise matinale post-caresses.
El Magdoud et elle s'en furent vers d'autres prairies. Elle revendiqua dans un premier temps maritalement une terminologie convaincante en une francitude sur la place de la concorde.
El Magdoud admit les préfectituniosité des rencontres et elle devint gauloise; soixantitude psi, en recherche de caresses rejetées, El Magdoud navigua vers des réalités différentes, obstruées de par des cultures acquises et dominantes. El Magdoud s'en balance, vos vérités ne sont pas siennes.
Rivanis
Le mur. Une lamentation sur espace gris d'un temple. Des chiffres gravés en notre mémoire atrophiée, un souvenir mnémotechnique fait de 01. j'ai failli donner le numéro de ma carte céruléenne.
haraga hita
Cela veut dire, J'ai faim en japonais et je n'ose me faire un vulgaire bol de riz laiteux, un' qualunque fine omelette sur lit de rizotto. M'en fout, les belles vénitiennes dans leurs rizières chantaient déjà Bella ciao ed un padroun delle belle braghi bianchi.
Rekhafa allahou
Une subtilité algérianisante pour celui qui a dit Moi, le pôvre, il s'est auto-sublimé, alors que Dieu l'envoyait vers d'autres Amen.
Lionel
je n'ose pas lui mettre deux ailes. Une vérité bourgmestrale , qu'Allah en son verre de vin, m'en préserve.
Ferioula
Femme, ses fesses détenaient la maigritude du désert tunisien. Belle en sa palmeraie, elle ponctuait ses sourires d'un clin d'oeil fessier.
Tadjerkhadjefidji
C'est du Blida pur, une bélgitude (clin d'oeil à l'exil Rifkaléen) algérienne de la ville des roses, la grammaire résidait dans le dj démultiplié en ruelles de notre Douirette serpentant en cascades, terrasses chaulées d'obscurs fantasmes. Origines incertaines d'une identité en devenir.
En vérité, je vous le dis; nos ancêtres n'étaient pas gaulois ni même ces asiates du Hedjaz. Nos collines ont toujours été vertes et les mères n'ont jamais porté une burqua, un mot barbare sans aucune berbérité.
Fières de l'olivier ancestral, assises sous la protection de la chevelure des anciens, le turban ne mesurait pas cinq mètres, un voile que les gens du soleil apprivoisèrent.
Mahmoud
De son vrai nom Mammouth algérianisé de par sa toison. Il était Chien et se permettait des excursions campagnardes en pays de Broceliande, alors que, Arthur se jaunissait le foie en sa ronde table.
La petitesse de Mahmoud le rendait lucide des contingences misérables d'un jardin ouvert, lui qui a toujours vécu entre quatre murs.
Dans sa vieillesse, les caresses prirent forme de tapettes sur derrière fatigué.
Parfum
Une amplitude olfactive née du premier caca, en tant que père je viens de le faire. Skata, un bizarroïde excrémenté comme souvenirs anciens. If you can keep your head, disait Kipling à la gloire du Blanc. Kim ne chiait pas.
El koudia
Dire le E à la place du A. L'arabe géographia ses voyelles. Un dôme chaumièreux, les Soumis en firent un temple et la brune se fit prêtresse.
Un futile article lunaire s'entremit entre les alephs. Le lem n'est pas de mise quand il s'agit de solaire.
Les écolos ne réfléchissent pas en termes arabes. Koudia veut dire colline et le kaf, cette lettre Kappa en vos souvenirs hellades est féminine; elle est belle dans ses ronditudes que le calame sublime en son geste caressant.
Al gwada
L'espagnol se l'est approprié sous la forme d'un franco ( sans majuscule dans le texte ). El caudillo. Le gouwed qui vous a donné des caïds, une engeance participative de la misère humaine.
Mais...
Qu'est-ce Al gwada? Le A prend toute sa valeur ici. Rapporter comme la francitude l'explicitait dans la cour de l'école primaire dans une stranen ezik, cette langue étrange, que l'enfant d'un viol linguistique intériorisa.
Apprendre quatre langues étrangères en toute indépendance, les enfants de la patrouille (patrie) passèrent au Kassamen, un juron, hymne d'une rigolade historique.
Les versets du Coran devinrent vérité et les barbes fleurirent, versaillaises en maquis rebelles, elles parientèrent d'un nouveau sourire et al gwada s'imposa dans les comités de gestion. Jean Germain n'y a rien compris.
La vecchia
Dans ma mémoire, elle frollait le siècle et tenait par la main, en un geste amoureux, son ami portant bottes de cow-boy. Ils étaient beaux. C'était en revenant de chez le fourgueur de rêves, avec une vulgaire bouteille de pastis à crédit, que je l'ai aperçue.
Ses fesses réjouissaient encore le regard alors que je n'avais pas entrevu sa dentition.
A un cheval donné, on ne regarde pas ses dents disait le sage chinois.
Comment traduire médhballa? flétrissure du temps? La figue et ce n'est point la langue parmesane, celle du Parmigiano, mais le fruit qui n'est bon que quand il est médhbal.
Ce n'était là, qu'une dame qui enjambait un trottoir mien.
Hannouna
Ma chérie, traduction indélébile d'une conscience mienne. Elle fut, histoire d'un rêve, pouliche en ses siens, un djawad féminisé, bousculant les certitudes.
C'était le père qui, une première fois l'affubla de ce terme en ce Hamlili. Désormais université libre, beauté en mémoire nostalgique comme le dit si bien Angueliki de sa lointaine île de Samos.
Il luttait, contre une mort inéluctable. Hannounti, ma chérie, fut son dernier mot et le poète s'engouffra en ses pensées.
Analphabète trilingue, le père cita de mémoire dans trois langues, un berbère batârdisé, un arabe sur-fourni de oun et un français accidenté, un Fénelon descendant les escaliers de sa ruelle vers la place Frantz List qui orgasmait sur mousse demeurantes.
Grave était le verbe.
L'ascenseur qui menait vers le Très-Haut disturba Jobic en son ascension vers une communion faite de plaisirs babyloniens. Il était prêtre, de ceux qui ont connu la beauté.
Incrédule en ses certitudes, il saluait le verre de thé. Une croyance incertaine depuis le fond des âges. Catholique, il exprima les valeurs. Un Diable relisant ses propres souvenirs. Un lien, tout bête en vulgarité humaine. C'était Jobic...
Idelfonso
Une petite boutique du côté du cinéma Versailles, une rue en bas de la place des Nazaréens , ces gens de Nazareth quand ils descendent la rue des juifs, des adolescences. Donc.
Un espace sur rue, que le père, anarchiste espagnol, éleva au stade de boutique. Le peuple, nouveau en créances médiatiques offrit ses postes de radio au père d'Alfonso... Mon wikipédia à moi. Que celui qui a eut des problèmes de radiophonie y rajoute ses souvenirs.
Ana1
Je me répète en vergetures comme une parturiente qui a fait des excès. Maudit soit qui a dit moi, l'amour du prochain n'est pas fait pour Mahmoud, ce Kelb, chien, mekloub, enragé qui trémoussait du derrière. Il bavait en cette Trabadja, vallée dans l'Ouarsenis. Avec les autochtones du coin, nous l'avons achevé à coups de bâton. Une jouissance campagnarde, et ce n'étaient que mes oncles paternels.
1 Moi en arabe
Koine1 de rue
Il, elle, s'appelle Ty Gwen. Une permissivité française à la langue bretonne. Un bar enchanteur pour celui qui sait miser sur la bonne pouliche. Les arrière-trains rayonnaient sur l'écran géant et ils se déhanchaient face à des regards Tex-averystes à la recherche d'une victoire, alors que le verre de bière attendait le sourire de l'échanson.
Anachorète, El Magdoud le fut, un mois durant. Une misère sino-italienne, où le riz et les spaghetti se compagnonaient en devenirs incertains sur une vaisselle en grève d'eau.
La merguez avait développé des ailes atteignant les hauteurs de l'absence de l'Euro et le patron de l'unique boucherie faisait crédit. Crédule en acte commerçant Titouan judaïsa sa saucisse et l'excommunia de ses origines porcines. Ce n'est que plus tard qu'elle se musulmanisa sur gazon pavillonnaire. Un barbe-cul odorant embrassant les voisins de misère.
Le couscous ne transgressait plus la vapeur s'élevant du grain. Aucune larme ne succomba à la cuisinière en sa disette de combustible.
Tout cela pour dire que El Magdoud se rendit au Ty Gwen boire ce que un Lionel, un Gallo du pays, continuait à croire être un demi.
Un vulgaire verre de bière de vingt cinq centilitres qui n'attire plus aucun volatile, gazouillant dans la tête du pèlerin qui se rend au Ty Gwen, le nouveau temple week-endesque du bourg. Et... bourgeois, El Magdoud le devint en son gîte, recevant à chaque lever du jour une bruitance de chasse d'eau. Il est vrai qu'il habite une rue qui se nomme du calvaire.
1 Koine: version algérienne du coin