Baalam
Quand Balaam était petit, il rêvait d’être chômeur. Sur la colline de Hamlili : là où il y a universitelibrede.Hamlili.com, qui domine la ville, il y avait beaucoup de chaume, utilisé pour couvrir les gourbis. Certes, le chaume ne tient que dix ans mais il suffisait d’offrir un couscous pour que tous les affamés alentour, vous en apportent des brassées.
Donc, il s’avérait que Balaam n’avait rien compris à la langue française, lui qui voulait être chaumeur. A l’image de son ancêtre du chapitre vingt deux des Nombres de l’Ancien Testament qui porte son prénom, il a investit dans un âne et a prit le chemin de Paris. Arrivé, à l’aéroport Haouari, aux fin-fonds de la plaine de la Mitidja, du côté de la mer que les Beni-Salah, fiers Berbères de l’atlas, dans un geste dédaigneux, offrirent aux envahisseurs depuis l'époque romaine.
Balaam converti son âne en Boeing et arriva en vos lieux. Au sortir d’Orly, ayant traduit sa masse de dinards en quelques billets ; Balaam commença à douter des possibilités du chaume sur les toitures de la ville. Malgré cela, il tenait à son idée d’être chaumeur ou chaumiste. Au vu de toutes ces toitures zinguées, son rêve s’effondra.
Bréal, petit bourg du côté de Merlin en bordure de la forêt de Brocéliande, détenant le record de trois bars, accueillit Balaam par un de ces jours bretonneux. Balaam visita ces lieux de culte, intégration mariale, il en devint l’un des piliers. Des oiseaux pleins la tête à force de Chouchen, l’hydromel breton ; Balaam s’engouffra dans les ruelles de sa mémoire. Magdouda l’interpella à la porte du presbytère. L’eau bénite était pleine de choline qui préservait l’esprit de toute interrogation sur la subtilité des choses. Balaam pensait que toute la trajectoire de ce putain de verre de Chouchen celte l’a éloigné de ses origines. Chanter sans gasba, faire pleurer la flûte en roseau est une dimension sudiste n’en déplaise à tous les Jean-marie et leur progéniture.
Toujours est-il que Balaam se voulait chômeur. Cela, bien avant de s’allonger sur une pierre tombale puisque le chaume n’existe plus depuis que José a fauché tous nos espoirs. Devenir chômeur, le rêve. Etre payé pour ne rien faire. Victoires du Peuple, ces Nicolaïstes à la recherche de dépouilles pour valoriser leur petitesse.
Bag-Bag est mort au détour d’un fossé, un jour de printemps, une rafale de MAT 49 dans le corps. C’était en 1958, au bas du tombeau de la Chrétienne, qui deviendra, indépendance acquise, Séléné fille de Juba II. Ce qui nous ramène à Magdouda, l’imam et tante Abilou dite la dodue. En vérité je vous le dis, il ne faut pas oublier les morts. Bag-Bag est mort victime du fruit de la vigne qu’il cultivait pour le colon, un soir de couvre-feu. Il ne voulait que chanter la misère de son chemin qui l’amena de son Atlas marocain natal. Ce soir de rencontre avec les balles fatales, Bag-Bag avait passé son après-midi chez Magdouda, palabrant sur le futur mausolée. Dans un éclair de vision futuriste, il lui proposa de mouler son derrière. Au lieu d’avoir une koubba classique, la sienne aura deux dômes jumeaux. Dans l’entre-deux, une grande vulve offerte permettrant de déposer les bâtons d’encens et les bougies du Mouloud, le Noël des musulmans, pour illuminer la mémoire. Ce soir-là Bag-Bag est mort heureux avec la vision du cul de Magdouda érigé en mausolée pour les générations futures. Le matin, la mort de Bag-Bag fût connue. L’imam en l’absence de corps, organisa la prière de l’Absent. Miloud, le muezzin aveugle entama l’appel à la prière sur un air pavarottiste, lui qui ne sera jamais technicien de surface à Naples. La prière de l’Absent se résume en quelques génuflexions qui officialisent l’oubli. Tout le problème est de retenir les pets quand, accroupi, l’estomac gonflé de gaz de Loubbia, (haricots pour les Français de souche) le « Amen » intoxique le voisin qui a le nez dans votre derrière. Le couscous, produit noble chez les derniers du peuple du Livre ne produit pas ce type de désagrément et c’est ainsi que l’on retrouve les plus pauvres au dernier rang dans les lieux de culte, victimes d’une longue tradition de féculents.
L’imam, usant de sa notoriété fit pression sur Mignou le gardien de la cave Sainte Louise en Ameur-el- aïn, village jumelé avec saint Emilion pour qu’il n’offre plus de dame-jeanne à Magdouda. L’imam le menaça d’ une fatwa applicable immédiatement par les Frères en ces temps de guerre.
Mignou, passant outre continua à alimenter Magdouda en vin de Mitidja et Djelloul dansait sur son tas de torchis. Magdouda était une femme de conviction. Elle tenait à l’éternité et par la même à son mausolée. Par un soir de lune, elle re-pissa sur l’esplanade de la mosquée pour exorciser le lieu de tous ses Djinns. Le chat, lentement perdait ses oreilles. Magdouda, souriante, le regardait s ‘atrophier. En ce temps-là, nous arrivions à rigoler du malheur de l’autre.
Donc, il s’avérait que Balaam n’avait rien compris à la langue française, lui qui voulait être chaumeur. A l’image de son ancêtre du chapitre vingt deux des Nombres de l’Ancien Testament qui porte son prénom, il a investit dans un âne et a prit le chemin de Paris. Arrivé, à l’aéroport Haouari, aux fin-fonds de la plaine de la Mitidja, du côté de la mer que les Beni-Salah, fiers Berbères de l’atlas, dans un geste dédaigneux, offrirent aux envahisseurs depuis l'époque romaine.
Balaam converti son âne en Boeing et arriva en vos lieux. Au sortir d’Orly, ayant traduit sa masse de dinards en quelques billets ; Balaam commença à douter des possibilités du chaume sur les toitures de la ville. Malgré cela, il tenait à son idée d’être chaumeur ou chaumiste. Au vu de toutes ces toitures zinguées, son rêve s’effondra.
Bréal, petit bourg du côté de Merlin en bordure de la forêt de Brocéliande, détenant le record de trois bars, accueillit Balaam par un de ces jours bretonneux. Balaam visita ces lieux de culte, intégration mariale, il en devint l’un des piliers. Des oiseaux pleins la tête à force de Chouchen, l’hydromel breton ; Balaam s’engouffra dans les ruelles de sa mémoire. Magdouda l’interpella à la porte du presbytère. L’eau bénite était pleine de choline qui préservait l’esprit de toute interrogation sur la subtilité des choses. Balaam pensait que toute la trajectoire de ce putain de verre de Chouchen celte l’a éloigné de ses origines. Chanter sans gasba, faire pleurer la flûte en roseau est une dimension sudiste n’en déplaise à tous les Jean-marie et leur progéniture.
Toujours est-il que Balaam se voulait chômeur. Cela, bien avant de s’allonger sur une pierre tombale puisque le chaume n’existe plus depuis que José a fauché tous nos espoirs. Devenir chômeur, le rêve. Etre payé pour ne rien faire. Victoires du Peuple, ces Nicolaïstes à la recherche de dépouilles pour valoriser leur petitesse.
Bag-Bag est mort au détour d’un fossé, un jour de printemps, une rafale de MAT 49 dans le corps. C’était en 1958, au bas du tombeau de la Chrétienne, qui deviendra, indépendance acquise, Séléné fille de Juba II. Ce qui nous ramène à Magdouda, l’imam et tante Abilou dite la dodue. En vérité je vous le dis, il ne faut pas oublier les morts. Bag-Bag est mort victime du fruit de la vigne qu’il cultivait pour le colon, un soir de couvre-feu. Il ne voulait que chanter la misère de son chemin qui l’amena de son Atlas marocain natal. Ce soir de rencontre avec les balles fatales, Bag-Bag avait passé son après-midi chez Magdouda, palabrant sur le futur mausolée. Dans un éclair de vision futuriste, il lui proposa de mouler son derrière. Au lieu d’avoir une koubba classique, la sienne aura deux dômes jumeaux. Dans l’entre-deux, une grande vulve offerte permettrant de déposer les bâtons d’encens et les bougies du Mouloud, le Noël des musulmans, pour illuminer la mémoire. Ce soir-là Bag-Bag est mort heureux avec la vision du cul de Magdouda érigé en mausolée pour les générations futures. Le matin, la mort de Bag-Bag fût connue. L’imam en l’absence de corps, organisa la prière de l’Absent. Miloud, le muezzin aveugle entama l’appel à la prière sur un air pavarottiste, lui qui ne sera jamais technicien de surface à Naples. La prière de l’Absent se résume en quelques génuflexions qui officialisent l’oubli. Tout le problème est de retenir les pets quand, accroupi, l’estomac gonflé de gaz de Loubbia, (haricots pour les Français de souche) le « Amen » intoxique le voisin qui a le nez dans votre derrière. Le couscous, produit noble chez les derniers du peuple du Livre ne produit pas ce type de désagrément et c’est ainsi que l’on retrouve les plus pauvres au dernier rang dans les lieux de culte, victimes d’une longue tradition de féculents.
L’imam, usant de sa notoriété fit pression sur Mignou le gardien de la cave Sainte Louise en Ameur-el- aïn, village jumelé avec saint Emilion pour qu’il n’offre plus de dame-jeanne à Magdouda. L’imam le menaça d’ une fatwa applicable immédiatement par les Frères en ces temps de guerre.
Mignou, passant outre continua à alimenter Magdouda en vin de Mitidja et Djelloul dansait sur son tas de torchis. Magdouda était une femme de conviction. Elle tenait à l’éternité et par la même à son mausolée. Par un soir de lune, elle re-pissa sur l’esplanade de la mosquée pour exorciser le lieu de tous ses Djinns. Le chat, lentement perdait ses oreilles. Magdouda, souriante, le regardait s ‘atrophier. En ce temps-là, nous arrivions à rigoler du malheur de l’autre.
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