HAMAMATOUNE colombe
Le soleil se blottissait à l’horizon. Un rayon rebelle illumina l’amie dans sa solitude, la nuit approchait un semblant de fraîcheur dans les lits des oueds millénaires. Les gazelles se réfugièrent sous les buissons de laurier rose. Alentour, une colombe se lamentait dans le crépuscule, invitant ses voisines à partager sa misère.
L’aube, cette fenêtre ouverte sur la lueur naissante du jour ; la liakadha que chantait Yannis Ritsos depuis Macronissos, l’île pénitencier. Ceux qui attendent sur les bancs de bois…
-Nous n’avons pas de bancs, lui répondit El Magdoud, sinon un sedere posé sur le sable de la dune.
Chacun de leur mot est un verre de vin…
-Nous n’en buvons pas sinon en cachette et pour ce qui est des mots, nous ne faisons que les chuchoter..
Un arbre enraciné dans le rocher…
-Il n’y a de rochers, qu’au fond des oueds asséchés, de l’olivier, ils fabriquèrent des patéras pour atteindre d’autres rivages.
Autour d’une bouteille de Malvasia sur le port de Karlovasi, sur l’île de Samos, les tables branlantes du caféneion du port se rappellent les antiphônos, antiennes, irriguant de futurs désespoirs.
L’Heraïon, le temple d’Héra n’avait plus d’encens et El Magdoud ne croyait plus aux anciens, devenus désormais aînés de par la gloire d’un jeu sémantique. Les déesses ne se masturberont plus.
Orlando De Rudder ornementa de diverses arabesques virgulant sa vision aiguë du marché de Maubeuge. Ses textes sont poèmes pour qui sait lire de droite à gauche. Depuis qu’il mangea « tout cru les coqs ». Orlando digéra les rencontres humaines.
Et puis, comme le disait si bien Fawzi, non point ce chanteur irakien, qui par une certaine vue intellectuelle applaudissait à la place des spectateurs ses propres misères porteuses des sourires à l’époque.
Et puis, et puis, comment va ta mère disait Fawzi Allaoua, lors de rencontres fortuites dans les bars de souvenirs. Depuis l’adolescence, il avait intégré la ponctuation pour s’inscrire dans ce que Amel appellerait des années plus tard, une proximité et plus loin une promiscuité. Aussi urbaine soit-elle.
Amel, en amazone sur le toit d’un canalblog exprimait la sinuosité des ruelles de l’enfance. Elles ne sont que mémoire traduite en flash de bonheur sous forme de ce que vous appelez tableaux.
Oui, J’ai vu la force du trait et comme disait Maïakovski, un mot tocsin.
Cinq ans de prison, « Oua ‘anda allah yatsamhou al arouah » et « chez Allah les âmes se pardonneront » dira le procureur à El Magdoud à qui, il n’avait rien à reprochait. C’était au temps où le Tribunal Militaire tribunalait en la belle ville des roses, Blida.
Un pinceau à la main, Amel, la Nadejda des temps futurs exprimait la douleur du visage d’une fraternité perdue. Ses toiles sont belles. Les marches à escalader dans les ruelles, recouvertes de nos souvenirs ombragés ne s’opposent plus à l’identification, elles sont devenues caveaux vers lesquels nos souvenirs s’acheminent inéluctablement.
El Magdoud versa deux larmes : la première pour les souvenirs anciens qui rappellent le premier baiser de Magdouda, cette fille de juge. La deuxième pour la mémoire.
Elle s’appelait Baya.
Et puis, et puis, il y a la vie disait Fawzi dans cette banlieue qui aujourd’hui…
El Magdoud, ce soir là se tu, pensant que les rencontres humaines n’ont besoin que d’une pensée. Celle de la colombe qui roucoule alentour.
L’aube, cette fenêtre ouverte sur la lueur naissante du jour ; la liakadha que chantait Yannis Ritsos depuis Macronissos, l’île pénitencier. Ceux qui attendent sur les bancs de bois…
-Nous n’avons pas de bancs, lui répondit El Magdoud, sinon un sedere posé sur le sable de la dune.
Chacun de leur mot est un verre de vin…
-Nous n’en buvons pas sinon en cachette et pour ce qui est des mots, nous ne faisons que les chuchoter..
Un arbre enraciné dans le rocher…
-Il n’y a de rochers, qu’au fond des oueds asséchés, de l’olivier, ils fabriquèrent des patéras pour atteindre d’autres rivages.
Autour d’une bouteille de Malvasia sur le port de Karlovasi, sur l’île de Samos, les tables branlantes du caféneion du port se rappellent les antiphônos, antiennes, irriguant de futurs désespoirs.
L’Heraïon, le temple d’Héra n’avait plus d’encens et El Magdoud ne croyait plus aux anciens, devenus désormais aînés de par la gloire d’un jeu sémantique. Les déesses ne se masturberont plus.
Orlando De Rudder ornementa de diverses arabesques virgulant sa vision aiguë du marché de Maubeuge. Ses textes sont poèmes pour qui sait lire de droite à gauche. Depuis qu’il mangea « tout cru les coqs ». Orlando digéra les rencontres humaines.
Et puis, comme le disait si bien Fawzi, non point ce chanteur irakien, qui par une certaine vue intellectuelle applaudissait à la place des spectateurs ses propres misères porteuses des sourires à l’époque.
Et puis, et puis, comment va ta mère disait Fawzi Allaoua, lors de rencontres fortuites dans les bars de souvenirs. Depuis l’adolescence, il avait intégré la ponctuation pour s’inscrire dans ce que Amel appellerait des années plus tard, une proximité et plus loin une promiscuité. Aussi urbaine soit-elle.
Amel, en amazone sur le toit d’un canalblog exprimait la sinuosité des ruelles de l’enfance. Elles ne sont que mémoire traduite en flash de bonheur sous forme de ce que vous appelez tableaux.
Oui, J’ai vu la force du trait et comme disait Maïakovski, un mot tocsin.
Cinq ans de prison, « Oua ‘anda allah yatsamhou al arouah » et « chez Allah les âmes se pardonneront » dira le procureur à El Magdoud à qui, il n’avait rien à reprochait. C’était au temps où le Tribunal Militaire tribunalait en la belle ville des roses, Blida.
Un pinceau à la main, Amel, la Nadejda des temps futurs exprimait la douleur du visage d’une fraternité perdue. Ses toiles sont belles. Les marches à escalader dans les ruelles, recouvertes de nos souvenirs ombragés ne s’opposent plus à l’identification, elles sont devenues caveaux vers lesquels nos souvenirs s’acheminent inéluctablement.
El Magdoud versa deux larmes : la première pour les souvenirs anciens qui rappellent le premier baiser de Magdouda, cette fille de juge. La deuxième pour la mémoire.
Elle s’appelait Baya.
Et puis, et puis, il y a la vie disait Fawzi dans cette banlieue qui aujourd’hui…
El Magdoud, ce soir là se tu, pensant que les rencontres humaines n’ont besoin que d’une pensée. Celle de la colombe qui roucoule alentour.
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