L'inauguration de la mosquée 1
Le Soleil se levait sur la baie d'Alger. Dans les jardins publics, les cours des maisons et sur les balcons, le jasmin embaumait la fraîcheur matinale comme un matin d'Aïd. Les rayons de l'astre, venant de Cap Matifou traversaient la baie, rasant l'onde avant de monter vers les hauteurs de la Casbah et dessiner une belle broderie sur les murs de la chambre d'El Magdoud au travers du moucharabieh fait jadis par les maitres ébénistes et, à jamais disparus.
El Magdoud ouvrit les yeux, s'étira et sourit à la nouvelle aube. Il se leva, traversa la cour intérieure pavée de careaux de céramique, aux arabèsques compliquées. Un peu partout, donnant une impression de désordonné, des massifs de basilic et d'œillets structuraient l'éspace. Il se rendit à la salle de bain bien décidé à prendre une douche glacée. Il se déshabilla, fit quelques mouvements pour se préparer au choc de l'eau froide et se mit en position sous la pomme de douche. Pour se surprendre, il ouvrit brusquement le robinet.
Un gargouiili amplifié par la tyauterie vide lui répondit. Il jura contre l'indépendance et cette DZ (Doulette Zebbi) incapable de fournir le minimum nécessaire. Tout en pestant, il s'habilla et sortit dans la rue. C'était toujours un choc pour lui dans ces ruelles sinueuses de la Casbah, encombrés de détritus et d'égouts éclatés ça et là.
Les matins où les chasses d'eau fonctionnaeient, les voyantes dse Beni 'Ades, Tsiganes algeriennes venaient y lire les menus de la veille avant de frapper aux portes des maîtresses de maison, crédules. El Magdoud se laissa entraîner par la pente jusqu'à la place des Martyrs et entra chez Moh Esfaindji qui venait de rénover sa boutique de beignets pour la mettre au goût du jour. Une reproduction de la Kaaba, vide de tout pélerin, aux couleurs douteuses, éditée par l'imprimerie de l'A.N.P (Armée Nationnale Populaire), recevait les gourmets. Au dessus de la caisse, un texte caligraphié en lettres kouffiques, qui se voulait être un verset du Coran, maudissait les mauvais payeurs. Mit sous verre sur un fond de feuille d'aluminium jaune, il faisait réfléchir le consomateur de petit déjeuner à crédit. Le mur du fond recevait, peinte en faux marbre, deux arcades cencées rappeler le génie architectural des andalous venus s'échouer quelques siècles plus tôt, un peu plus bas, au pied de la pêcherie.
Faute d'extracteurs au dessus des énormes fritteuses, toute la boutique était imprégnée d'une pellicule huileuse qui lui donnait une patine d'un graisseux incomparable. El Magdoud s'installa à une table de Formica d'un jaune diarrhéique et commanda une demie douzaine de beignets chauds, un verre de thé à la menthe et petit déjeuna tout en parcourant les titres d'El Moudjahid, Le journal de renommée nationale dit la voix de son maître. Sur six colonnes, un titre: "Que sont nos domaines autogérés devenus?" Il se leva paya le sfaindji. Sur le pas de la porte, indécis, il s'arrêta un instant puis décida de se rendre à l'inauguration de la nouvelle mosquée.
Aprés les abblutions rituelles,vite éxpédiées, El Magdoud s'attarda un moment à la porte de l'édifice pour jeter un regard sur l'assembée des fidèles. Il avança dans l'immense salle jusqu'au dernier rang d'homme.
La nouvelle mosquée comme l'ont surnommée les algérois, toujours rétifs aux dénominations officielles, domine la baie avec ses plantation de cargos immobilisés pendant des semaines attendant de débarquer leur cargaison. Le plus souvent périmée, rouillée quand il s'agit de machines. Le choix du site avait fait l'objet de longues concertations. Les plus grand architectes de renommée mondiale ont séjourné au frais de la présidence dans les résidences du "Club des Pins", héritage d'une grande vision touristique sans touristes. Les canadiens emportèrent le chantier. Il débarquèrent avec leur matériel et leurs ouvriers qui, à la fin du chantier emmenèrent dans leurs bagages quelques belles mauresques. Les plus malin témoignèrent qu'il n'y a de Dieu que Dieu et que Mohammed et son prophète, ce qui leur permit de se constituer un petit harème en toute légalité puisque musulmans ils devinrent.
La nouvelle mosquée, une construction new look en béton pré-contraint avec parements importés des Emirats du golfe persique. Une immense esplanade dallée en comblanchien de Bourgogne, précédait l'entrée majestueuse de l'édifice. Trés vite la "Tichtchi", ces enfants des nouveaux riches occupèrent le terrain; Ils envahirent l'éspace avec leurs rollers; ce qui offrait, les aprés midi de ramadhan des spéctacles pour les attentistes du repas, pour la plupart chômeurs ou fonctionnaires sortis plus tôt des administrations querir le pruneau d'Agen.
El Magdoud ouvrit les yeux, s'étira et sourit à la nouvelle aube. Il se leva, traversa la cour intérieure pavée de careaux de céramique, aux arabèsques compliquées. Un peu partout, donnant une impression de désordonné, des massifs de basilic et d'œillets structuraient l'éspace. Il se rendit à la salle de bain bien décidé à prendre une douche glacée. Il se déshabilla, fit quelques mouvements pour se préparer au choc de l'eau froide et se mit en position sous la pomme de douche. Pour se surprendre, il ouvrit brusquement le robinet.
Un gargouiili amplifié par la tyauterie vide lui répondit. Il jura contre l'indépendance et cette DZ (Doulette Zebbi) incapable de fournir le minimum nécessaire. Tout en pestant, il s'habilla et sortit dans la rue. C'était toujours un choc pour lui dans ces ruelles sinueuses de la Casbah, encombrés de détritus et d'égouts éclatés ça et là.
Les matins où les chasses d'eau fonctionnaeient, les voyantes dse Beni 'Ades, Tsiganes algeriennes venaient y lire les menus de la veille avant de frapper aux portes des maîtresses de maison, crédules. El Magdoud se laissa entraîner par la pente jusqu'à la place des Martyrs et entra chez Moh Esfaindji qui venait de rénover sa boutique de beignets pour la mettre au goût du jour. Une reproduction de la Kaaba, vide de tout pélerin, aux couleurs douteuses, éditée par l'imprimerie de l'A.N.P (Armée Nationnale Populaire), recevait les gourmets. Au dessus de la caisse, un texte caligraphié en lettres kouffiques, qui se voulait être un verset du Coran, maudissait les mauvais payeurs. Mit sous verre sur un fond de feuille d'aluminium jaune, il faisait réfléchir le consomateur de petit déjeuner à crédit. Le mur du fond recevait, peinte en faux marbre, deux arcades cencées rappeler le génie architectural des andalous venus s'échouer quelques siècles plus tôt, un peu plus bas, au pied de la pêcherie.
Faute d'extracteurs au dessus des énormes fritteuses, toute la boutique était imprégnée d'une pellicule huileuse qui lui donnait une patine d'un graisseux incomparable. El Magdoud s'installa à une table de Formica d'un jaune diarrhéique et commanda une demie douzaine de beignets chauds, un verre de thé à la menthe et petit déjeuna tout en parcourant les titres d'El Moudjahid, Le journal de renommée nationale dit la voix de son maître. Sur six colonnes, un titre: "Que sont nos domaines autogérés devenus?" Il se leva paya le sfaindji. Sur le pas de la porte, indécis, il s'arrêta un instant puis décida de se rendre à l'inauguration de la nouvelle mosquée.
Aprés les abblutions rituelles,vite éxpédiées, El Magdoud s'attarda un moment à la porte de l'édifice pour jeter un regard sur l'assembée des fidèles. Il avança dans l'immense salle jusqu'au dernier rang d'homme.
La nouvelle mosquée comme l'ont surnommée les algérois, toujours rétifs aux dénominations officielles, domine la baie avec ses plantation de cargos immobilisés pendant des semaines attendant de débarquer leur cargaison. Le plus souvent périmée, rouillée quand il s'agit de machines. Le choix du site avait fait l'objet de longues concertations. Les plus grand architectes de renommée mondiale ont séjourné au frais de la présidence dans les résidences du "Club des Pins", héritage d'une grande vision touristique sans touristes. Les canadiens emportèrent le chantier. Il débarquèrent avec leur matériel et leurs ouvriers qui, à la fin du chantier emmenèrent dans leurs bagages quelques belles mauresques. Les plus malin témoignèrent qu'il n'y a de Dieu que Dieu et que Mohammed et son prophète, ce qui leur permit de se constituer un petit harème en toute légalité puisque musulmans ils devinrent.
La nouvelle mosquée, une construction new look en béton pré-contraint avec parements importés des Emirats du golfe persique. Une immense esplanade dallée en comblanchien de Bourgogne, précédait l'entrée majestueuse de l'édifice. Trés vite la "Tichtchi", ces enfants des nouveaux riches occupèrent le terrain; Ils envahirent l'éspace avec leurs rollers; ce qui offrait, les aprés midi de ramadhan des spéctacles pour les attentistes du repas, pour la plupart chômeurs ou fonctionnaires sortis plus tôt des administrations querir le pruneau d'Agen.
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