La roumia et l'arabe
La roumia et l'arabe
Elle était de la famille de Jésus, un nazaréen qui bouleversa le regard de l'autre quand il chemina de par les ruelles de la ville portant sa croix en polystyrène. Une roumia, qui crût en des valeurs autres. Une circoncision que le coiffeur maniant avec dextérité son coupe-chou handicapa l'arabe d'une beauté prépucéenne.
Une rue du calvaire, dans un bourg breton, une Giovanna errante au delà de ses rêves. C'était au bord d'un étang que la rencontre fut. Les canards ne s'encombraient pas de rencontres humaines et les dunes de sable avaient fuit le simoun. Tout n'était que mirage. Une chaleur tremblotante dans un lointain et Fanch souriait aux proximités.
Allah a été grand quand il commerçait des pensées nouvelles. Il recouvra de son voile apaisant le visage de Magdouda alors que la modernité inventa la perruque que les cousines juives adoptèrent alors que la Fatma islamisée n'offrait qu'un string caché. Elle n'était que roumia en inadéquation avec la caresse.
L'arabe a toujours caressé la chamelle de ses calleuses mains dans le sens du poil. Un pubis orphelin de henné. Un soutient-chose brodé d'arabesques aussi beau qu'un moucharabieh en ruelles musulmanes dans une casbah mémorielle, de tout temps la vie n'a été que signe, une excroissance faite de vodka et de tristesses assumées. Un palmier en mon jardin breton. Qu' Allah les fassent se rencontrer en sourire complice un soir de ramadhan.